Le Roitelet triple-bandeau

Nom commun : Roitelet triple-bandeau

Nom scientifique : Regulus Ignicapilla

Hauteur : 9 cm

Envergure : 14 à 16 cm

Poids : 5 à 7 grammes

Longévité : Jusqu’à 4 ans

Habitat : Europe, Afrique du Nord, Caucase

Régime alimentaire : Principalement insectes

 

Ce mois-ci, le roitelet triple-bandeau est mis à l’honneur !

Avec son cousin le Roitelet huppé (Regulus regulus), il est le plus petit représentant de l’avifaune sauvage européenne.

On distingue le roitelet triple-bandeau par son plumage vert olive, ses sourcils noirs et blancs qui soulignent le bandeau orange ou jaune vif (ignicapillus = cheveu de feu). Il possède une marque bronze sur l’épaule et une double barre blanche sur les ailes. La femelle est semblable au mâle, on la différencie par le bandeau sur la tête qui est plus modeste voire inexistant.

Si vous voulez observer notre ami coloré, promenez-vous dans les forêts de conifères (épicéas et sapins) ou encore dans certaines forêts mixtes où il va avoir une préférence pour les chênes. Il est présent toute l’année dans le sud-ouest de l’Europe, en Europe méditerranéenne et dans le Maghreb, en été seulement en Europe centrale. En France, cet oiseau est sédentaire ; il est rejoint en hiver par des hivernants venant de l’Est qui migrent aussi vers la Méditerranée, sur les bords de la mer Noire ou en Afrique du Nord.

Observez les extrémités des branches car il peut chasser occasionnellement en vol ou plus souvent capture les animaux dissimulés sous les feuilles. Il se nourrit presque exclusivement d’ arthropodes : insectes (pucerons, notamment) et araignées.

La saison de reproduction a lieu entre avril et août. Au moment des parades nuptiales, la crête brillamment colorée joue un rôle important de séduction. Une fois le couple formé, la femelle se charge de la construction du nid sphérique incroyablement grand, aux parois épaisses, s’ouvrant par un orifice au sommet : ce nid est essentiellement composé de mousses et de peluches végétales, tapissé de crins, de toiles d’araignées et de plumes. Il est généralement suspendu à une branche de conifère, non loin de l’extrémité, parfois dans un lierre touffu.

Cette espèce produit une à deux couvées par an, de 7 à 9 œufs fauve rosâtre qui nécessitent environ deux semaines d’incubation. Les oisillons quittent le nid au bout de 19 à 24 jours et gardent leur plumage juvénile pendant 3 mois.