La chouette hulotte

 

Nom commun : Chouette hulotte
Espèce : Strix aluco
Poids : 330 à 600 grammes (femelle un peu plus lourde)
Taille : 37 à 43 cm

Habitat : Europe et Asie, sauf hautes latitudes
Régime alimentaire : très varié mais surtout composé de petits rongeurs, d’oiseaux, d’insectes, de reptiles et de batraciens ; ses plus grosses proies (jusqu’à 250g) sont les rats, les jeunes lapins de garenne et les hérissons, les plus petites les coléoptères et les vers de terre.
Nourriture donnée en clinique : Poussins ou souris

 

Surnommée également le « chat-huant », la hulotte est un rapace nocturne et un redoutable prédateur malgré sa taille moyenne. Sa silhouette est trapue et son plumage est tacheté de couleurs pouvant varier du gris au brun roux. Cette chouette a une grosse tête arrondie avec en son centre deux grands yeux noirs entourés d’un disque et séparés par un triangle dont la base part du haut du crâne pour rejoindre le bec.

La chouette hulotte préfère vivre dans les zones semi-boisées mais elle s’est parfaitement adaptée à l’habitat humain et on la trouve jusque dans les greniers et les clochers.

Pourquoi « chat-huant »? Pendant la période nuptiale d’hiver, surtout, la femelle va lancer son cri « ki-ouiit », répétitif, parfois prolongé par des sortes de miaulements rauques et sinistres de chat écorché à vous glacer le sang! Le chant du mâle est le hululement bien connu : « hou hou … hououh hououououh », doux et tremblé à la fin.

Son vol est direct, en ligne droite, avec des battements d’ailes amples et puissants. Pendant la journée, elle se repose dans des abris plus ou moins sombres mais ne cherche pas à se soustraire impérativement à la lumière. C’est lors de ces périodes de repos que certains oiseaux, pourtant proies potentielles, vont la houspiller jusqu’à ce qu’elle parte vers un autre abri. Peu après le coucher du soleil, elle partira en chasse et les rôles seront inversés !

Jeune chouette hulotte  

Le nid se situe généralement dans un trou d’arbre, un nid d’écureuil ou de corneille abandonné, parfois dans une cavité dans une muraille ou dans un rocher, voire même un terrier de lapin. La femelle pond de 2 à 4 œufs blancs et ronds déposés à même le fond de la cavité en mars voire avril, parfois dès janvier. La femelle, ravitaillée par le mâle, couve de 28 à 30 jours. Les poussins sont élevés au nid par la femelle, tandis que le mâle chasse seul au début, pour toute la famille. Les jeunes quittent le nid au bout de 5 à 6 semaines, avant même de savoir voler. Quand ils tombent à terre, ils essaient tant bien que mal de se percher à nouveau. Ils sont alors très vulnérables mais les parents veillent et sont particulièrement agressifs envers tout prédateur. Les humains peuvent aussi être pris pour cible, y compris lorsqu’ils cherchent à aider les jeunes. A 2,5-3 mois, les jeunes quitteront leurs parents. 

Consigne : les jeunes hulottes trouvées au sol doivent être laissées sur place sous la protection de leurs parents ; seul un danger immédiat (passage de voitures, nombreux prédateurs) peut justifier de les amener à un centre de soins.

Au Cedaf, les principales causes d’accueil sont le ramassage des jeunes et le choc contre un véhicule. Viennent ensuite : choc contre un objet fixe (bâtiment, ligne électrique…), prédation, animal s’étant mis lui-même dans une mauvaise situation (cheminée, par exemple). Les jeunes sont surtout reçus au début du printemps quand ils ont entre 4 et 6 semaines. Ils sont relâchés après 2 à 2,5 mois d’élevage. Le vol de chasse à faible hauteur rend les rapaces nocturnes particulièrement vulnérables et les expose notamment aux collisions avec les véhicules. Ces chocs provoquent des fractures et des traumatismes crâniens souvent graves.