Plongeon arctique

©Dominique Marques (oiseaux.net)

Plongeon arctique (Gavia arctica)

En ce début d’année, le CEDAF a eu la surprise de recevoir un plongeon arctique. Le plongeon arctique est l’une des quatre espèces de plongeon présentes en Europe. Cet oiseau marin est une espèce migratrice. Son aire de nidification s’étend au niveau des zones tempérées froides à arctiques de l’Eurasie et du continent Nord-Américain. Il hiverne au sud, à partir du mois d’octobre, jusqu’aux mers Noire, Méditerranéenne et Caspienne ou la mer de Chine orientale et au Nord-Ouest du Pacifique.
Les ailes du plongeon arctique étant petites par rapport à son corps, il doit au courir sur l’eau avant de pouvoir s’envoler. Il est capable de plonger jusqu’à 6 mètres de profondeur et de rester en apnée pendant 45 secondes.
En période nuptiale, le dessus du corps du plongeon arctique est presque noir avec de larges bandes blanches. Le cou est gris. Sur sa gorge se trouve une tâche noire triangulaire délimitée par des lignes verticales blanches. La poitrine est blanche rayée de noir et le dessous du corps est blanc. Les pattes sont noires, le bec foncé et son iris rouge. En période internuptiale, le plumage sur son dos est gris avec des motifs en écailles. Tandis que le dessous de la tête, du cou et du corps sont blancs. Son bec est plus clair.
Ce plongeon arctique a été trouvé en Seine et Marne et ramené au CEDAF par un membre de la LPO. N’étant pas blessé, il a probablement dû s’égarer lors de sa migration.

Examen clinique du plongeon arctique

 

Fiche espèce

Nom commun: Plongeon arctique
Nom scientifique: Gavia arctica
Famille : Gaviidae
Taille : 58 à 73 cm
Envergure : 110 à 130 cm
Poids : 2,5 kg à 3,4 kg
Longévité : 25 à 27 ans
Habitat : Il niche près des grands lacs profonds. Le reste du temps, il peut être aperçu en mer, le long des côtes. Il est très rare de le voir à l’intérieur des terres sauf lors de la migration.
Alimentation : Principalement des poissons mais aussi quelques crustacées et mollusques qu’il capture en plongée.
Le faible taux de reproduction de l’espèce, le dérangement de ses aires de nidification et le niveau de pollution de ses œufs par les métaux lourds sont sans doute responsable du déclin de l’espèce. L’espèce est classée en préoccupation mineure par l’IUCN de par sa large distribution.