Bilan d’activités 2017

En 2017, Faune Alfort a fait face à un accueil d'animaux sans précédent au Cedaf. Une bonne qualité des soins a pu être maintenue en assurant une présence humaine accrue et en augmentant les dépenses de fonctionnement mais au prix d'un lourd déficit. Les activités de formation, d'information et de relations avec les partenaires se sont développées et diversifiées.

I – ACTIVITES DE SOINS

Accueils
Le nombre d’accueils s’est élevé à 5012 animaux en 2017 soit 43% de plus qu’en 2016 (3509). Si ce niveau d’augmentation se reproduit en 2018, la situation sera très préoccupante. L’augmentation moyenne des dernières années était de 20%, chiffre déjà élevé. L’analyse des données d’accueil est en cours mais il est possible de dire d’ores et déjà que la situation de seul centre francilien généraliste du Cedaf est un facteur d’attractivité pour les découvreurs d’animaux en détresse. La règle d’accueillir tout animal quelle que soit son espèce est désormais assez bien connue du public et explique notamment les 4 à 5% d’animaux qui viennent d’autres régions, parfois de très loin.
Participants aux soins
Ce sont environ 300 personnes qui ont participé aux soins en 2017 : 140 étudiants vétérinaires, 80 stagiaires, 70 bénévoles, 8 salariés, 2 enseignants-chercheurs. Le surcroît d’activité a conduit à augmenter le temps-soigneur un peu plus que prévu, 6 soigneurs en CDD totalisant 2,3 temps-plein ce qui est au demeurant insuffisant pour travailler en permanence dans de bonnes conditions. Tous les soigneurs font aussi du bénévolat. Les 2 autres postes, à temps-plein, n’ont pas connu de changement : vétérinaire et secrétaire-intendant. Pour faire face au turn-over assez rapide des bénévoles, le recrutement est permanent. En 2017, 134 personnes ont été reçues lors de réunions d’information sur le bénévolat. Cela a permis de maintenir le nombre de bénévoles actifs à environ 70.

II – FORMATION

Etudiants et stagiaires
A la rentrée 2017, les inscriptions d’étudiants à l’enseignement optionnel organisé au Cedaf ont été plus nombreuses qu’en 2016 : 140 contre 110. Hors les 10 étudiants moniteurs participant à l’encadrement en clinique, les étudiants se répartissent comme d’habitude en 2/3 de 1ère année et 1/3 de 2ème année.
Les stagiaires (80) sont pour 1⁄4 des étudiants réalisant un stage en période scolaire, prévu dans leur cursus d’ASV, de BTS gestion et protection de la nature ou de soigneur. Les 3⁄4 sont des éco-volontaires recrutés pour la période de plus haute activité, de mai à septembre.

Bénévoles
La formation et l’encadrement des bénévoles ont été considéré insuffisants au cours de l’année, entrainant des défauts dans le travail de certains et une démotivation exprimée dans une enquête réalisée pour faire le point sur le sujet. Des soigneurs ont ainsi été embauchés en CDD principalement pour encadrer et former pendant certaines périodes difficiles de l’année.
Cependant, Faune Alfort a dû se séparer d’une salariée arrivée au terme de ses 18 mois de CDD, l’incertitude financière ne permettant pas de lui proposer un CDI.

III – INFORMATION

Logo
Le nouveau logo fut un évènement pour Faune Alfort qui utilisait le logo conçu à l’origine pour le Cedaf. Il a été réalisé à la suite d’un concours lancé sur la page Facebook. Son auteure a abandonné les droits à l’association. En fin d’année, un renard mascotte, Alfox, aux couleurs du logo a été conçu par une société de graphisme qui en a aussi fait don à l’association.

Revues
La lettre d’actualités La Pie Bavarde est émise mensuellement depuis février 2017. Sa forme a changé en cours d’année pour respecter la charte graphique liée au nouveau logo et améliorer l’agrément de lecture. Pics et Plumes a respecté sa parution semestrielle, hiver et été. Elle remplit bien son rôle de synthèse des évènements marquant le semestre écoulé.

Internet
La page Facebook (facebook.com/CEDAFFAUNEALFORT) a bien rempli son rôle de vecteur d’actualités « chaudes ». Elle a rendu principalement compte de l’activité de soins du Cedaf mais a informé aussi sur les évènements concernant Faune Alfort. Elle s’est avéré aussi un relais efficace lors d’appels à dons de matériels (cages, lave-linge, …) mais aussi d’appels à aide financière comme ce fut le cas en fin d’année pour cause de lourd déficit. Elle a dépassé les 9000 suiveurs.
Le site de Faune Alfort (faune-alfort.org) a débuté en janvier dans une forme provisoire mais qui a rapidement évolué pour en améliorer l’agrément. Il évoluera encore.

Participation à des manifestations
Faune Alfort a augmenté le nombre de ses participations à des manifestations. Elle a été présente sur 13 manifestations liées à la nature ou à la protection animale :
– Nuit de la chouette (11 mars) à Sucy en Brie
– Salon Chiens Chats (1 et 2 avril) à Paris
– Les apprentis explorateurs (12 avril) au zoo de Paris-Vincennes
– Les apprentis explorateurs (26 avril) au zoo de Paris-Vincennes
– Instants Nature (1er mai) à St-Prix
– Fête de la Nature, Village des associations (19, 20, 21 mai) au Jardin des Plantes (MNHN)
– Nature en fête (21 juin) à Chennevières sur Marne
– Forum de l’Arche des associations (16 juin) à Paris
– Fête de l’Arc boisé (2 juillet) à Santeny
– Animal Expo (7 et 8 octobre) à Paris
– KidExpo (26 octobre) à Paris

– Noël des bêtes (25, 26 novembre) à Paris
– Fête des solidarités (16 décembre) à Chennevières sur Marne
Conférences et interventions pédagogiques
Trois conférences ont été proposées aux adhérents :
– La Chouette hulotte (9 mars) par Romain Sordello.
– Les corvidés (14 juin) par Frédéric Malher
– Les reptiles de France (15 novembre) par Françoise Serre-Collet

Des sorties Nature ont été proposées aux adhérents les 19 mars, 23 avril (lac du Coq), 13 septembre (lac de Créteil),
Des relâchers d’animaux ont été organisés en présence d’adhérents les 3 juillet, 4 juillet, 20 août.
Les interventions en milieu scolaire (TAPs) ont eu lieu pendant le 1er semestre à Chennevières sur Marne. Elles reprendront au 1er semestre 2018.

Articles et reportages
Des reportages ont eu lieu sur M6 en janvier et novembre, une intervention sur Sud Radio en octobre.
Des articles sont parus dans Animaux et Jeux en avril, dans le magazine du Val de Marne en juillet, dans le Parisien 95 en juillet, sur le site de France TV Info en novembre, dans le Parisien 94 en décembre.

IV – PARTENARIATS

Associations
Les grandes associations de protection animale ont été à nouveau sollicitées. Elles ont reconduit leur aide, à l’exception de la SPA : Fondation 30 Millions d’Amis (10000€), Fondation Assistance aux Animaux (10000€), Fondation Brigitte Bardot (don de matériel : 4639€).
Un appel ayant été lancé pour l’amélioration des installations concernant les juvéniles, mammifères et oiseaux (programme « Juvéniles 2017 »), l’association Bourdon a fait un don de 10000€. Notamment suite à cet appel, la société Lush a reconduit son aide de 10000€ qui est aussi fléchée sur les achats d’aliments.
Par ailleurs, l’association Focused on Nature a augmenté son aide en accordant 5000€ en début d’année puis 3000€ en fin d’année après avoir été à nouveau sollicitée du fait de notre déficit financier. Les Néréides Loves Animals ont conservé leur aide de 1500€.

Sociétés
Faune Alfort a continué à bénéficier d’un partenariat privilégié avec les enseignes qui la soutiennent depuis ses débuts : Animalis (opération Arrondi : 2700€ reçus via l’Arche des associations) et Nature et Découverte (opération Arrondi : 1090€ ; opération Coup de main : en attente de versement).
La société Salesforce poursuit son mécénat d’entreprise en nous assurant l’appui technique nécessaire pour le développement de son programme de gestion. Outre les adhérents et les donateurs, celui-ci nous permet désormais de gérer les bénévoles et les animaux, d’envoyer les accusés de dons et les reçus fiscaux.
Faune Alfort figure maintenant parmi les projets soutenus par le moteur de recherches Lilo. La promotion de ce moteur de recherche auprès de nos adhérents et sympathisants a débuté cet été seulement. Cela devrait rapporter environ 2000€ en 2017.
Un accord a été conclu avec une nouvelle société, Heoh, spécialisée dans le micro-don à partir des terminaux bancaires. La prospection des entreprises collaborant pour cette collecte de micro-dons a tout juste débutée en décembre. Il n’est donc pas possible de faire un bilan mais cette source de financement semble prometteuse.

Collectivités territoriales
Elles aident Faune Alfort financièrement et/ou par des réalisations bénéficiant aux animaux.
Faune Alfort collaborent avec les départements du Val de Marne et du Val d’Oise. Le Val de Marne a construit sur l’un de ses sites naturels un enclos de 800m2 destiné à la réhabilitation et au relâcher des renardeaux ; celui-ci a servi dès ce printemps. Le Val d’Oise a accordé une subvention de 1000€.
Les villes de St-Prix et de Chennevières sur Marne sont des villes partenaires dont le soutien s’est traduit par une allocation de 1000€ pour St-Prix (convention de partenariat de 5 ans signée en 2015) et par une subvention de 2000€ pour Chennevières (réalisation d’enclos à hérissons).
A Chennevières, un atelier dans le temps péri-scolaire s’est tenu chaque jeudi au cours du 1er semestre et a rapporté 1200€.
Avec ces 2 villes et leurs départements, nous travaillons sur le projet de création de 2 centres de réhabilitation et de relâcher, complémentaires du Cedaf. La ville de Paris a accordé une subvention de 1000€.

Partenariats scientifiques et technique
Les collaborations se sont poursuivies avec :
– la Ligue pour la Protection des Oiseaux : collaboration lors de la tenue de stands en manifestations, information et orientation des découvreurs, étude de la mise en place d’un réseau francilien de vétérinaires collaborant avec le Cedaf ;
– le Muséum National d’Histoire Naturelle : fourniture d’animaux morts à des fins de taxidermie ou d’études génétiques ;
– le Centre Ornithologique d’Île de France : échange d’informations sur les espèces en Île de France ;
– l’ANSES : collaboration sur des recherches en parasitologie.

CONCLUSION
Faune Alfort a connu en 2017 une année particulièrement riche dans tous ses domaines d’activités. L’année a cependant été dominée par l’activité de soins qui a dépassé toutes les prévisions. Les moyens, humains et matériels, qui ont été alloués à cette activité ont permis d’assurer les soins dans de bonnes conditions mais il y a eu des moments critiques au printemps et en été. Cette très
forte activité a été la cause du déficit malgré des produits au moins aussi élevés qu’en 2016 (à confirmer à la clôture des comptes).
Les relations avec les partenaires ont été très bonnes et le partenariat s’est encore un peu plus diversifié. L’activité d’information a été particulièrement dynamique avec de nouveaux vecteurs de communication et une présence plus forte sur le terrain.

Le président, JF Courreau