La mésange charbonnière

Nom commun : Mésange charbonnière
Espèce: Parus major
Poids / Tailles : 16g à 21g / 14cm
Envergure : 23 à 26 cm
Longévité : 15 ans
Habitat : fréquente les milieux boisés peu denses à semi-boisés : bois, forêts, vergers, jardins. Vous la verrez peu dans les forêts composées uniquement de conifères.
Régime alimentaire : à la bonne saison : insectes et leurs larves (chenilles,pucerons, coléoptères), araignées, lombrics. En hiver, elle devient plus végétarienne : graines, bourgeons, fruits et baies.

Photo: Céline Grisot

Sauriez-vous reconnaître le chant de la mésange charbonnière ?

Vous pouvez entendre le chant de ce petit passereau durant toute l’année. La mésange dispose d’un répertoire très varié : 40 notes distinctes connues. Le chant de la mésange charbonnière est cependant l’un des plus faciles à reconnaître grâce à sa mélodie simple et répétitive (ti-tu-ti-tu-ti-tu-ti-tu), à laquelle elle doit aussi son surnom de « petit pompier ». Au sein d’un couple, l’un des partenaires perçoit les mots autoritaires de sa moitié « fais ci, fais ça, fais ci, fais ça », on ne dira pas lequel.

Dur dur de faire la cour à la mésange

L’Institute of Biology de Leiden a découvert que la mésange charbonnière mâle chante très bas lorsque les femelles sont dans leur période la plus féconde. Plus un mâle chante bas à ce moment-là, plus il aura de chance de séduire une femelle. Ce phénomène d’attirance des femelles pour un mâle par la tonalité du chant a été vérifié par le fait que la femelle peut aller chercher un autre partenaire si elle estime que son mâle ne chante pas assez bas. En zone urbaine, la difficulté s’amplifie pour faire la cour: pour se faire entendre en ville, les mésanges charbonnières mâles sont contraintes de chanter toujours plus haut pour couvrir le bruit ambiant, ainsi les femelles les entendent bien chanter mais elles ne sont malheureusement pas attirées par les tonalités aiguës, ni par leur hauteur.

Photo: Céline Grisot

Le bref de la charbonnière

La mésange charbonnière appartient à la famille des paridés. Il s’agit de la plus commune et de la plus grande des mésanges du continent eurasiatique d’où son nom latin Parus major, major qui signifie tout simplement grande. Elle se caractérise par sa calotte noire, ses joues blanches, son dos verdâtre et une bande noire (ou « cravate ») qui traverse son ventre jaune. Chez la femelle, cette bande noire est moins large que chez le mâle. La Mésange charbonnière est une espèce commune, qui est une assidue des mangeoires de jardin. En période de reproduction, elle occupe plus généralement les milieux forestiers en formant des couples territoriaux qui défendent leur domaine. Elle peut alors se montrer très agressive envers ses congénères. Mais en dehors de cette période, elle devient grégaire et forme avec ses consœurs et d’autres espèces de mésanges, comme la mésange bleue et 2même d’autres passereaux comme les sittelles et les grimpereaux, des troupes qui se déplacent à la recherche de nourriture dans tous les milieux arborés. Ce phénomène est communément appelé « rondes de mésanges ».

Photo: Céline Grisot

Lutte biologique avec les mésanges charbonnières

Certains jardiniers, afin de limiter l’utilisation de pesticides,placent des nichoirs dans leur verger pour attirer les mésanges. Celles-ci mangent les vers de la pomme, les pucerons, et permettent la lutte contre les chenilles processionnaires. Elle semble aussi manger la chenille mineuse du marronnier, responsable de la défoliation prématurée des marronniers l’été en ville, notamment à Paris. Les jardiniers de la ville ont constaté un meilleur état des arbres dû à une moindre population de chenilles dans les jardins où ils maintiennent les mésanges l’hiver.

Photo: Céline Grisot

Au CEDAF, les mésanges charbonnières sont souvent très jeunes.

Les mésanges charbonnières arrivent souvent au début du printemps. Des nichées entières peuvent nous parvenir au début du mois de mai et durant tout l’été. Petit conseil : n’élaguez pas vos arbres au début du printemps, au risque de blesser de jeunes oisillons. Il est préférable de le faire l’hiver, hors période de reproduction et de nidification. Les mésanges charbonnières adultes sont amenées au centre pour cause de prédation, de chasse à la glue ou de choc.

Photo: Céline Grisot

Les mésanges charbonnières du moment

Nous n’avons que de jeunes mésanges, arrivées dans leur nid. Soigneurs, stagiaires et bénévoles se relaient pour les nourrir fréquemment tout au long de la journée

Photos : Pauline Segouin & Doriane Robeyrotte