Le centre de réhabilitation de Mandres-les-Roses

Il y a un peu plus d’un an, nous apprenions que notre espace de réhabilitation à l’école vétérinaire allait disparaitre pour faire place à un nouveau bâtiment. Dure nouvelle mais pas le temps de tergiverser, il fallait agir. Aujourd’hui, les installations du futur centre émergent les unes après les autres sur le site de la pépinière départementale à Mandres-les-Roses.

Il n’y a pas de centre de soins de la faune sauvage sans installations de de réhabilitation. Cette dernière étape du parcours de soin de l’animal est cruciale car elle lui permet de se préparer au retour à une vie sauvage qui n’est pas un long fleuve tranquille ! Elle doit lui permettre de s’aguerrir, de parfaire sa forme physique, de se détacher de l’humain si nécessaire. L’humain n’est présent que pour apporter la nourriture et vérifier que la réhabilitation se passe bien. Les structures d’accueil doivent être vastes, placées dans un environnement le plus naturel possible, pourvues d’éléments d’enrichissement du milieu (obstacles, cachettes, végétation) et d’abris. Autant que possible, le relâcher est réalisé sur le centre ou après un court déplacement.

Pourquoi un centre de réhabilitation ?

Il y a un peu plus d’un an, nous apprenions que le siège de l’Office National des Forêts allait s’édifier à l’école vétérinaire, à l’emplacement occupé par nos volières et enclos de réhabilitation. Rien à redire sur cette implantation qui conforte le campus agro-vétérinaire d’Alfort, mais il fallait réagir vite car le chantier était annoncé pour 2019.

Il faut être honnête, au fil des années, nous constations que nos installations approchaient de la saturation. Comment pouvait-il en être autrement quand le flot des accueils d’animaux grossit de 20% par an depuis 10 ans, sans faiblir.

Il nous fallait trouver rapidement l’argent et le terrain.

L’argent d’abord. Faune Alfort n’ayant pas de bas de laine, nous avons fait appel à la générosité de tous, nos fidèles adhérents et partenaires privés, en premier lieu, et le grand public. Un magnifique élan de solidarité nous a permis de récolter 53292€ pendant l’automne 2018 dont 33555€ via la plateforme de crowdfunding Ulule. Plus des promesses de dons de matériels.

Le terrain ensuite. Nous nous sommes tournés vers le département du Val de Marne qui avait été un remarquable partenaire pour la mise en place de notre vaste enclos de réhabilitation pour renardeaux à la Queue en Brie. L’accueil du département fut excellent et, parmi plusieurs sites possibles, le choix s’est arrêté rapidement sur celui de la pépinière départementale à Mandres les Roses.

Aujourd’hui, où en sommes-nous ?

Le département a d’abord entouré notre site d’une solide clôture et, maintenant, à l’issue de sept journées de chantiers, les armatures des volières sont en place grâce à de fidèles et courageux bénévoles (bravo et merci !). Les prochains chantiers seront consacrés à la délicate pose des brise-vues et des filets sur les volières. Parallèlement, le grand appartement qui nous a aussi été alloué a été rénové et 15 enclos de relâcher à hérissons ont été installés dans une zone bien abritée de la pépinière.

Les prochains chantiers seront à la
délicate pose des brise-vues et des filets sur les volières.

Le site debut juillet
Aujourdhui une foret de poteaux
Aujourdhui la grande voliere 30m x8m
L'équipe des bénévoles du premier chantier
Montage de la volière 30*8m
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Parallèlement, le grand appartement qui nous a aussi été alloué a été rénové et 15 enclos de relâcher à hérissons ont été installés dans une
zone bien abritée de la pépinière.

Enfin, une mention spéciale aux responsables et aux jardiniers de la pépinière qui nous ont accueilli à bras ouvert, ont réalisé des travaux que nous n’aurions pas su faire et sont toujours présents pour nous faciliter la vie. Un énorme merci à eux !

Quelles installations pour nos animaux ?

Pour les oiseaux, elles sont adaptées aux différents formats et aux exigences de vol des espèces. L’espace doit être suffisamment dégagé pour assurer la liberté de vol mais pourvu aussi de perchoirs et de quelques obstacles obligeant l’animal à contrôler son vol. Ainsi, les volières vont de 8m3 pour les petits passereaux à 16 à 30m de longueur pour les espèces moyennes à grandes, les plus exigeantes étant les rapaces diurnes. Les oiseaux d’eau ont droit à des bassins. Pour les mammifères, les installations doivent aussi être adaptées aux espèces, par exemple être particulièrement solides pour recevoir des renards ou des sangliers (marcassins, seulement) ! Si l’enclos le permet, l’environnement naturel y est privilégié pour le confort des animaux et l’éveil des sens des jeunes. Pour les espèces sociales, les jeunes sont mis en groupes ce qui permet l’apprentissage des codes de l’espèce et favorise le retour vers la nature.

Objectif: installations terminées à la fin de l’automne !