L’écureuil roux

Nom commun : Ecureuil roux
Espèce : Sciurus vulgaris
Etymologie du nom : Du latin sciurus désignant l’écureuil, dérivant du grec skiouros. Skiouros vient de skia = ombre et de oura = queue, ce qui veut donc dire « celui qui se met à l’ombre de sa queue ».
Poids : 200 à 400 grammes
Taille : 18 à 25 cm pour le corps, un peu moins pour la queue
Habitat : Bois, haies hautes, jardins ; souvent perché, parfois à terre
Régime alimentaire : graines de résineux (épicéa, pins), glands, châtaignes, faines, noix, noisettes,  aubier, bourgeons, boutons floraux des arbres, pousses, champignons et très secondairement insectes, œufs, oisillons
Nourriture donnée en clinique : granulés rongeurs, noisettes, noix et fruits

L’Écureuil roux est répandu en Europe et en Asie septentrionale et moyenne. En France, l’espèce manque en Corse et sur les îles de l’Atlantique. Il existe des individus dont le poil est charbonné, parfois très foncé ; en France, ils sont particulièrement présents dans l’est.

Son adaptation au milieu est parfaite : squelette léger, longues griffes, membres postérieurs pouvant s’accrocher dans toutes les positions, queue formant balancier et parachute, membres écartés pour « planer » quand il saute. Il grimpe très bien sur les troncs verticaux. En présence d’un prédateur, il passe sur la face cachée de l’arbre et se colle, immobile, contre l’écorce ; s’il est poursuivi, il peut courir jusqu’à l’extrémité des rameaux les plus fins. Il nage bien. A terre, il se déplace par bonds, rapidement entre deux arbres, parfois sur plusieurs dizaines de mètres.

Il communique par des gloussements, « tiouk tiouk tiouk », associés à un piétinement et à des mouvements de la queue (claquements) d’autant plus marqués qu’il est énervé ou anxieux. Il possède des glandes à odeur autour de la bouche (zone de peau plus épaisse). La vue est excellente (grand angle de vision et important pouvoir d’accommodation), surtout adaptée à sa vie diurne.

Ce petit mammifère habite les bois et les forêts de feuillus ou de résineux, les parcs et les grands jardins boisés. On le rencontre jusqu’à 2 000 m dans les Alpes et les Pyrénées, partout dans les Vosges. En forêt de feuillus, l’importance des populations dépend notamment de la production de noisettes. Les automnes humides sont favorables en raison de l’abondance des champignons, mais les hivers humides sont néfastes.

Le nid est plus ou moins sphérique (environ 30 cm de diamètre) et se trouve généralement à plus de 6 m de haut dans un arbre. Les parois sont faites de branches feuillues, l’intérieur (de 12 à 16 cm de diamètre) est garni de mousses et d’herbes (rembourrage plus épais dans le nid servant à la mise-bas). Il est généralement placé contre le tronc dans le houppier ; il peut aussi se trouver dans un arbre creux ou un vieux nid de Corneille noire. Chaque individu peut en avoir plusieurs.

La période de reproduction commence au cœur de l’hiver. La gestation dure de 36 à 42 jours. En général, la femelle fait une seule portée par an (de mars à mai) de 2 à 5 petits. Seule la femelle s’en occupe ; elle les déplace en cas de dérangement. Les jeunes sortent du nid à 7 semaines. Ils sont sevrés à 7 à 10 semaines et indépendants à 10 à 16 semaines. La maturité sexuelle est atteinte vers 10 à 12 mois.

Au CEDAF, les animaux accueillis sont à peu près pour moitié des jeunes (chute de nids, élagages, notamment) ; l’élevage en bas âge est délicat, le sevrage doit être très progressif avec introduction d’aliments solides variés. Les autres causes d’entrées sont surtout les chutes, les prédateurs (chats, en particulier), les chocs par les véhicules ; les blessures sont alors toujours très graves.