Faune Alfort

LE JOURNAL

Publications et actualités du centre de soins pour la faune sauvage Faune Alfort

Un oiseau blessé, un hérisson affaibli, un mammifère victime d’une collision… Face à un animal sauvage en difficulté, il n’est pas toujours évident de savoir comment réagir. Particuliers et collectivités peuvent pourtant contribuer à son secours, en prenant les précautions nécessaires et en recherchant une prise en charge adaptée.

Avant d’agir, assurez votre sécurité

Sur une route comme ailleurs, une intervention ne doit pas vous mettre en danger ni exposer d’autres personnes à un accident. Observez d’abord la situation à distance et repérez précisément le lieu de découverte.

Un animal blessé peut se défendre, même s’il paraît très affaibli. Ses réactions peuvent être soudaines : morsures, griffures, coups de pattes ou de bec. Éloignez les animaux domestiques et évitez les attroupements, qui ajoutent du stress.

Si les conditions ne permettent pas une intervention sûre, n’improvisez pas une capture.

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Pouvez-vous transporter vous-même un animal sauvage blessé ?

Oui : en situation d’urgence et en l’absence de meilleure solution, une tolérance permet à un particulier de transporter sans formalité un animal sauvage blessé vers une structure capable de le prendre en charge.

Ce transport doit être effectué dans les meilleurs délais, par le chemin le plus direct. Cette possibilité ne permet pas de garder l’animal chez soi pour le soigner.

Consultez le site du centre de soins pour vérifier les espèces accueillies, les horaires et les modalités de dépôt. Les conditions d’accueil peuvent varier d’une structure à l’autre.

Adaptez votre intervention à l’animal

Il n’existe pas de méthode de capture valable pour toutes les espèces. Le matériel, les précautions et les possibilités de transport dépendent notamment de la taille de l’animal et de son comportement.

Pour certains petits animaux, un linge et des gants peuvent faciliter une mise en sécurité. Pour un blaireau, un renard, un chevreuil ou un grand oiseau, recherchez autant que possible les conseils d’un professionnel du soin à la faune sauvage avant toute manipulation.

Des gants et une couverture ne rendent pas toute intervention sans danger. Ne tentez pas de saisir un animal si vous ne pouvez pas maîtriser les risques.

Par ailleurs, un jeune animal seul n’est pas nécessairement abandonné. En l’absence de blessure ou de danger immédiat, demandez conseil avant de le recueillir.

Pendant le transport : calme et protection

L’animal doit être placé dans un contenant adapté à son espèce et à sa taille, suffisamment solide, fermé et aéré.

Pour un petit oiseau, privilégiez un carton muni de petites aérations plutôt qu’une cage à barreaux, dans laquelle il pourrait abîmer ses plumes ou se blesser. Un carton ne convient toutefois pas à tous les animaux : certains nécessitent une caisse de transport résistante et une manipulation spécialisée.

Calez correctement le contenant pour éviter qu’il glisse ou bascule. Maintenez l’animal dans la pénombre, limitez le bruit et les manipulations, et protégez-le du soleil ainsi que des températures extrêmes.

Ne transportez jamais un animal en liberté dans le véhicule.

Évitez les gestes qui peuvent aggraver son état

En attendant une prise en charge, certaines initiatives peuvent faire davantage de mal que de bien. Sans consigne professionnelle :

  • ne donnez ni nourriture, ni eau, ni médicament ;

  • ne tentez pas de soigner une plaie ou d’immobiliser un membre ;

  • évitez les caresses et les manipulations répétées ;

  • n’ouvrez pas régulièrement le contenant pour observer l’animal.

Le calme et une orientation rapide vers les soins sont les aides les plus utiles à ce stade.

Part des jeunes animaux reçus

Quelques objets peuvent faciliter les prises en charge :

  • Des gants épais, pour limiter les risques de griffure ou de morsure.

  • Une serviette ou un drap, pour recueillir ou couvrir un animal lorsque cela est adapté.

  • Un carton solide avec de petites aérations, pour les petits animaux auxquels il convient.

  • Une caisse de transport adaptée, selon l’espèce et sa taille.

  • Un linge propre et du ruban adhésif, pour garnir le fond et fermer le carton sans obstruer les aérations.

Ce matériel permet d’être mieux préparé, mais ne remplace pas les conseils ni l’intervention de personnes formées lorsque la situation l’exige.

 

Collectivités : recherchez une solution de soins

Les agents municipaux et les élus peuvent être sollicités par des habitants qui découvrent un animal sauvage blessé. Ils jouent alors un rôle important dans son orientation.

Dans le doute, il est préférable de solliciter un centre de soins pour la faune sauvage avant de conclure qu’un animal est condamné. Rechercher une solution de prise en charge et de transport permet de faire évaluer son état par des professionnels compétents.

Les équipes spécialisées et leurs vétérinaires disposent des connaissances nécessaires pour apprécier les blessures, les possibilités de récupération et les soins à envisager.

Part des jeunes animaux reçus

Un lieutenant de louveterie ne remplace pas un avis vétérinaire

Les lieutenants de louveterie assurent notamment des missions de régulation de la faune sous l’autorité du préfet. Leur fonction ne leur confère pas de compétence vétérinaire pour établir un diagnostic ou évaluer les chances de guérison d’un animal blessé.

L’évaluation de son état et la décision sur son devenir devraient s’appuyer sur un avis vétérinaire, avec l’expertise des professionnels du soin à la faune sauvage.

Chaque animal blessé mérite une prise en charge compétente

Accéder aux soins peut permettre à un animal de retrouver la liberté. Lorsque ses blessures ne permettent pas de le sauver et que son état le justifie, une euthanasie vétérinaire peut aussi lui éviter des souffrances prolongées.

Particuliers, collectivités : donnons aux animaux sauvages une chance d’être soignés.

Pour connaître les modalités d’accueil à Faune Alfort et trouver un centre près de chez vous, consultez notre page « Animal sauvage en détresse : que faire ? ».

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