Historique

2019 – Une nouvelle offre de soins pour la faune sauvage francilienne

Pourquoi une nouvelle offre ?

Les installations du Cedaf, situées dans l’école vétérinaire d’Alfort, sont à saturation ; de plus, le programme de rénovation immobilière en cours à l’école vétérinaire va lui faire perdre ses volières et enclos. Nous constatons aussi que la demande de la société est croissante pour que la faune sauvage soit soignée, tandis que l’offre de soins stagne en Ile de France, la création de centres étant complexe.

Faune Alfort lance une organisation en réseau qui permettra de mieux desservir l’Ile de France et peut viser la prise en charge de 10 000 animaux par an. Pour cela, un effort de collecte de fonds sans précédent a été lancé pendant l’automne 2018 pour édifier 2 nouveaux centres : 60 000€ ont été collectés, dont la moitié grâce à un appel à don sur Ulule.

Dans un 1er temps :

Un centre hospitalier universitaire (partenariat : École vétérinaire d’Alfort)

Ce centre correspond au Cedaf actuel dont le nom change. Il se recentre sur une double vocation, médicale et de formation, d’où sa nouvelle appellation : centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV). Il demeure le point d’entrée de tous les animaux, blessés, malades ou jeunes, dont il assure le premier examen puis le suivi clinique.

Le CHUV fonctionnera à l’automne 2019 dans des locaux neufs.

Un centre d’élevage des juvéniles (partenariat : Chennevières sur Marne)

Ce centre spécialisé dans l’élevage des jeunes animaux permet de faire face aux très nombreuses arrivées de la période printemps-été. Sa création répond à des exigences particulières en matière de compétences, d’installations et d’organisation du travail.

Son activité se développera à partir du printemps 2019 et le centre sera totalement opérationnel en 2020.

Centre d’élevage des juvéniles (Chennevières-sur-Marne)

Centre d’élevage des juvéniles (Chennevières-sur-Marne)

Un centre de réhabilitation (partenariat : Val de Marne, à Mandres les Roses)

Ce centre dédié à la réhabilitation préparera au retour à la nature les animaux qui viendront des 2 centres précédents. Ses installations seront adaptées au nombre élevé d’animaux accueillis et diversifiées pour répondre à la variété des espèces.

La construction aura lieu au printemps et en été 2019 et le centre sera totalement opérationnel en 2020.

Dans un 2nd temps :

Un réseau de vétérinaires libéraux (partenariat : syndicat des vétérinaires d’Ile de France, LPO)

La constitution d’un réseau de vétérinaires libéraux concernés par les soins à la faune sauvage permettrait aux particuliers d’obtenir une prise en charge compétente sans avoir à se déplacer jusqu’au Cedaf. Après les soins d’urgence, les animaux seront transférés au CHUV de l’école vétérinaire.

Ce réseau se mettra en place très progressivement, débutant en 2019, il demandera 4 ans pour aboutir.

Un centre de soins dans le nord-ouest de l’Ile de France (partenariat : St-Prix et autres collectivités)

A l’opposé de Maisons-Alfort, le nord-ouest de l’Ile de France est dépourvu de centre de soins, de même que la proche Picardie. Un centre de soins toutes espèces comblerait ce vide.

Ce centre est un projet à moyen terme compte tenu de son ampleur et de son coût (3 à 5 ans).

2017 – Le Cedaf : premier centre de soins en France

5012 accueils d’animaux. Entre 2015 et 2017, le nombre de nos accueils a augmenté de 54% ! Notre centre devient le premier centre de soins en France. Il n’y a bien sûr pas de compétition entre les centres de soins mais nous sommes fiers du chemin parcouru.

C’est une responsabilité aussi, responsabilité partagée au sein d’une équipe riche de sa diversité : 2 enseignants-chercheurs, 4 salariés, 140 étudiants vétérinaires, 70 stagiaires (ASV, BTS, soigneurs et écovolontaires), 40 bénévoles réguliers.

Cet été particulièrement, nos installations nous sont apparues proches de la saturation. Nous réfléchissons à leur extension, dans l’école ou hors de l’école. Mais, d’ores et déjà, nous savons que le Cedaf rejoindra un bâtiment neuf avec d’autres services d’enseignement vers 2019-2020.

2015 – L’année de l’autonomie

Faune Alfort a réussi son pari : assurer 100% des dépenses du CEDAF.

Aux côtés du vétérinaire travaille maintenant Miyuki, intendante et première employée de l’association.

L’activité a été intense : plus de 3000 animaux ont été accueillis, 5% sont des rapaces … et 10%, nos fidèles pigeons bisets.

Personnel, étudiants, bénévoles, c’est maintenant une équipe de 200 personnes se relayant qui les prend en charge tout au long de l’année.

Entre Faune Alfort et l’école vétérinaire, c’est un partenariat durable qui se met en place au bénéfice de la faune sauvage et de l’enseignement, l’une apportant au centre les moyens nécessaires à son fonctionnement, l’autre assurant l’hébergement et la logistique médicale.

2014 – L’année de tous les dangers

La situation est précaire. La somme à réunir apparaît énorme. Il faut notamment assurer la pérennité du poste de vétérinaire hospitalier sans lequel on ne peut imaginer la poursuite de l’activité clinique.

Les sympathisants sont heureusement toujours là. Mais cela ne suffit pas. Enfin, au printemps, sensibles à la situation du CEDAF et touchées par le travail qu’on y réalise, deux grandes associations apportent leur précieux concours à Faune Alfort : la Société Protectrice des Animaux et la Fondation 30 Millions d’Amis. Dans les rangs de Faune Alfort, le soulagement et la reconnaissance sont énormes.

2013 – Naissance de Faune Alfort 

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Seule la création d’une association peut assurer l’avenir du CEDAF !

Avec quelques bénévoles, Jean-François Courreau créé Faune Alfort le 14 novembre 2013 et en devient le premier président.

Faune Alfort se donne 3 objectifs : soigner, former, informer.

Le 1er février 2014, la création de l’association est publiée au journal officiel.

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2012 – Coup de Trafalgar !

Comme toute la fonction publique, l’école est appelée par son ministère à réduire ses dépenses. Les enseignements facultatifs vont notamment en pâtir.

Pour le CEDAF, l’alternative est simple : fermer ou trouver par lui-même les moyens de continuer. Le choix est évident : continuer.

Mais trouver les moyens est moins évident. Pour fonctionner, le CEDAF a besoin de 40 000 euros par an.

Jean-François Courreau et le directeur de l’école s’entendent sur une période transition : en 2013, l’école prendra encore en charge 50% des dépenses de fonctionnement, en 2014, 25%.

Le poste de soigneur animalier est supprimé pour économiser le salaire, des bénévoles prendront le relais. Un appel aux dons est lancé à l’automne 2012. Les sympathisants répondent en nombre : le CEDAF est sauvé pour 2013 !

2010 – Dans le mille !

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Le CEDAF vient de passer les 1000 accueils : 1048 précisément, dont 85 rapaces et … 199 pigeons bisets, espèce définitivement première.

Mais le CEDAF, ce sera aussi, cette année-là, 94 étudiants inscrits à son enseignement et 28 stagiaires venant prêter main forte au cours de l’été.

Les bénévoles ne sont encore qu’une poignée, mais Marion et Gilbert compte bien plus que pour deux.

Le local d’accueil, non loin de l’entrée de l’école, est installé. Désormais, il est possible de déposer les animaux à toute heure du jour et de la nuit.

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2006 – La « grande hospi »

Nouvelle intervention de l’école et non des moindres : la rénovation d’un grand local de 2 pièces situées près des volières et son équipement. La « grande hospi » va permettre de faire face à l’augmentation du nombre d’accueils et, surtout, d’hospitaliser les animaux de grande taille dans de bonnes conditions.

Six nouvelles volières sont acquises grâce à l’aide de la Fondation Brigitte Bardot.

2004 – L’équipe s’étoffe

Très grand moment : l’école crée pour le CEDAF un poste de vétérinaire hospitalier à mi-temps ! Guillaume est embauché, premier d’une suite de jeunes vétérinaires qui se succéderont tous les deux ans à ce poste. C’est un énorme bénéfice pour le suivi des animaux et l’enseignement clinique.

Deux étudiants moniteurs de clinique l’aident dans ces tâches.

L’école ne s’arrête pas là et dote le CEDAF d’un poste de soigneur animalier à mi-temps. Ruth va nous accompagner 8 ans.

Marie-José arrive au Cedaf : c’est la première bénévole extérieure à l’école.

Les locaux cliniques s’étendent avec l’adjonction de deux pièces. Infirmerie, hospitalisation des oiseaux et des mammifères sont maintenant séparées.

2003 – Et voici le CEDAF

La CFS, clinique faune sauvage, devient CEDAF, centre d’accueil de la faune sauvage.

Pourquoi ? Afin de ne pas réduire le centre à un service clinique de l’école vétérinaire et, par ce nom, s’inscrire plus aisément dans le réseau français des centres de sauvegarde.

Pourquoi CEDAF, acronyme bizarre ? Pour la sonorité du mot !

Deux stagiaires sont accueillis pour la première fois pendant l’été.

La collaboration avec la LPO Ile-de-France débute! Désormais, celle-ci oriente principalement vers le CEDAF les personnes ayant trouvé un animal en détresse.

Le centre de sauvegarde de Versailles vient de fermer. La montée en puissance des accueils au CEDAF ne fait que commencer!

Nous venons de bondir à 579 animaux accueillis dont 82 rapaces… et autant de pigeons bisets.

2000 – Au tournant du siècle

Comment fonctionne-t-on à l’époque?

Si, dans les premières années, les animaux étaient accueillis directement dans les locaux de la CFS, leur nombre augmentant, c’est désormais le service des urgences qui les reçoit. Ils sont ensuite pris en charge par la personne de garde à la CFS.#

Et l’été?

Le centre ferme en août, comme toute l’école, les autres centres franciliens prennent alors le relais. L’activité est heureusement encore modeste : 185 animaux accueillis en 2000 dont 20 rapaces … et 29 pigeons bisets!

Pascal Arné, nouvel enseignant en zootechnie, rejoint l’équipe d’encadrement.

Le GOENVA, de club devient association sous le nom de GEPEVA, avec pour première présidente Sandrine Combaret.

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1998 – La reconnaissance officielle du centre

Une année qui compte.

Après étude de son dossier de présentation qui détaille fonctionnement et installation, la préfecture du Val-de-Marne accorde au centre l’autorisation officielle d’ouverture. Une reconnaissance d’importance après celle de l’école vétérinaire, 5 ans auparavant.

Parallèlement, Jean-François Courreau obtient du ministère de l’Environnement le certificat de capacité aux soins à la faune sauvage. Il devient ainsi officiellement le premier chef de centre.

1995-1997 – Le centre s’installe dans le paysage alforien

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En 1995, les poulaillers et l’abri de jardin sont toujours en activité…

Mais plus pour longtemps. Dans le bâtiment qui abrite le service de zootechnie, deux pièces se libèrent. Elles sont immédiatement attribuées à la CFS.

A 50m de là, en bordure du parc de l’école, un ensemble de 10 volières est en cours d’édification grâce au mécénat de la société Friskies qui en a fait don et au service de la voirie de Maisons-Alfort qui les monte.

La grande volière de réadaptation viendra en complément 2 ans plus tard. Cette fois, c’est l’école qui a mis la main à la poche et le GOENVA a cassé sa tirelire. Tirelire laborieusement remplie, année après année, par la vente de savoureuses crêpes lors des journées portes ouvertes de l’école !

Enfin des installations vraiment adaptées aux animaux et confortables pour les soignants! Et si l’on parlait enseignement?

Jusqu’ici, la formation était exclusivement pratique, encadrée par quelques étudiants expérimentés et passionnés (Pierre, Karine, Eric, Sophie, … parmi les premiers), Jean-François Courreau et Alain, secrétaire du service de zootechnie.

Mais l’école vient tout juste d’instaurer les enseignements optionnels, des enseignements sur des thèmes non abordés dans le programme obligatoire des études vétérinaires. Jean-François Courreau propose aussitôt un programme de formation combinant pratique clinique et cours. Celui-ci est accepté. Un moniteur de clinique, étudiant de 3ème année rémunéré par l’école, lui est affecté. C’est le tout début d’une nouvelle équipe pédagogique.

A la rentrée 1997, une trentaine d’étudiants s’inscrit. C’est le début d’un succès qui ne s’est ensuite jamais démenti. Oui, les étudiants vétérinaires aiment la faune sauvage !

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1993 – Le centre prend racine à l’école vétérinaire

Cette année marque un tournant. Jean-François Courreau demande au directeur, le professeur Parodi, la reconnaissance du centre en tant que service clinique dédié à la faune sauvage européenne : La création d’un service de clinique qui a vocation à soigner, rééduquer et rendre à la liberté des animaux sauvages de la faune indigène se justifie dans une école vétérinaire :

 au titre de l’image : le grand public comme les animateurs de la protection animale apprécient que les écoles vétérinaires puissent accueillir en soins les espèces sauvages.

au titre de la pédagogie : il n’existe pas d’enseignement sur la maintenance et la pathologie de la faune sauvage alors que la demande de compétences se manifeste de plus en plus nettement.

Le centre fonctionne sans anicroche depuis 5 ans grâce à une vingtaine d’étudiants du dynamique groupe ornithologique (GOENVA).

Convaincu, le directeur accepte et dote le nouveau service de crédits de fonctionnement. La CFS (Clinique Faune Sauvage), comme on l’appellera pendant des années, vient de naître.

En 1993, 86 animaux sont reçus à la CFS dont 21 rapaces. La 1ère espèce accueillie est le Pigeon biset (déjà!) avec 16 représentants.

1987 – Un embryon de centre

Tout est parti d’une rencontre cette année-là…

D’un côté, deux étudiants, animateurs du groupe ornithologique étudiant, désireux de participer à la protection des rapaces dont toutes les espèces se portent alors fort mal. La grande loi sur la protection de la Nature ne date que de 1976 et n’a pas encore porté ses fruits.

De l’autre, Jean-François Courreau, professeur, chef du service de zootechnie (science de l’élevage des animaux domestique), amoureux de la Nature. En 1975, alors qu’il était étudiant, il a fondé avec quelques camarades le club ornithologique dont les successeurs viennent de frapper à sa porte.

Les protagonistes sont évidemment faits pour s’entendre. L’objectif est de créer un centre de soins qui prenne en charge les rapaces qui sont apportés à l’école vétérinaire, mais aussi bien sûr les autres oiseaux blessés.

Il faut des volières et des abris. Des poulaillers et un abri de jardin sont libres. Ils feront l’affaire!

En cette première année scolaire de fonctionnement du centre, une vingtaine d’animaux seront soignés.